Elle est située à la limite nord du territoire de Maudétour à quelques 600 mètres de Charmont.

Le cadastre de 1819 indique "Mézières haut" (hameau). On remarque aux alentours des amoncellements de pierres, signes évidents d’anciennes constructions, deux puits, vestiges possibles de "la ferme des filles" relevant de la fondation du 4 juillet 1595 de l’abbé Guillaume Bernard. On observe aussi le fût renversé d’un calvaire qui devait marquer la croisée des chemins menant la ferme de Mézières, du côté de la plaine.
Cette ferme semble avoir été édifiée à l’emplacement d’un château fort qui aurait soutenu des sièges durant les guerres de IX, X et XIe siècles. De fait, on été exhumé à proximité des squelettes d’hommes en armes, certains dit-on, la main sur la garde de leur épée.

M. et Mme Formentel, employés de l’E.A.R.LL de Mézières depuis le 1er septembre 1980, sont persuadés de l’existence de quatre ou cinq longs souterrains, dont l’un aurait relié Mézières à Bretêche.

Mézières a été une seigneurie, et l’on connaît les noms des seigneurs :
- 1575 : Ambroise Despinay
- 1595 : Jean de Boulainvilliers
- 1660 : Philippe de Boulainvilliers
- 1666 : François de Boulainvilliers
Et l’on sait que ce dernier a vendu Mézières à Denis de Rubentel, seigneur de Maudétour, en 1672.

C’est dans les terres de cette ferme qu’on été découvertes en 1830 au Lieu-dit "Le vieux cimetière" à hauteur de la remise de Binanville et en bordure du chemin reliant alors Mézières à la chapelle ou église collégiale N.D. de Maudétour, plusieurs rangées de sarcophages en pierre tendre provenant des carrières proche des Vaux de la Celle de Genainville. Les ossements on été déposés au cimetière de Maudétour.
D’autres sarcophages ont été trouvés en 1880 dans la même parcelle. En 1837, les travaux de démolition de l’église de Maudétour ont permis de découvrir une importante nécropole. En 1896, M. Antoine Crete, fossoyeur, a déterré du cimetière de Maudétour plusieurs cercueils en pierre refermant des poteries susceptibles de remonter à la première moitié du VIIe siècle, ce qui tendrait à renforcer la thèses de M. Léon Plancouard (1871 - 1945), correspondant du ministères de l’instruction publique, membre de la société historique du Vexin, thèses selon laquelle "le champ des mots de Mézières" n’aurait pas dû rester en service au-delà du VIIe siècle.

En 1901, toujours sur les terres de Mézières et dans la même zone, M. François Thauvin a mis d’autre tombes à jours à l’occasion fortuites des labours
L’instituteur Gustave Pierra, en poste à Maudétour de 1893 à 1095, auteur de la monographie paraphée en 1899, a veillé à la sauvegarde des 34 objets recueilles, plaques de ceinturons, armes, petits vases en terre cuite ou verre disposés au pieds des gisants. M. Plancouard relate ces découvertes auxquelles il a été en partie associé dans le bulletin archéologique de 1901 sous le titre "Un cimetière Franc à Mézières-Maudétour (Seine et Oise)".

Vers 1835, la ferme de Mézières faisait office en quelque sorte de coopératives, les veaux des environs étant amenés chaque mercredi à la ferme pour y être vendus à des grossistes en boucherie. On voit dans la cours les bornes en pierre où étaient accroché les veaux. A peut près à la même époque, le plancher qui supportait les fourches patibulaires presqu’en face du chemin des Vaux de la Celle, "la Justice" encore aujourd’hui au cadastre, a été démonté et installé à la ferme de Mézières où il est resté longtemps pour préserver les gerbes du contact du sol, pacifique reconversion agricole.