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C’est la raison pour laquelle la famille de Rancher a cédé cette maison à la commune en 1876 pour 2000 Frs.
Les travaux d’aménagement ont été terminés en 1879.

Avant 1879, l’école était installée dans la maison léguée en 1624 par le curé Lestourmy au lie-dit "Le Four à Ban".
Cette 1ère école, qui se trouvait en très mauvais état (toiture enlevée par le violent orage du 26 juin 1879) a fait l’objet de la décision d’aliénation du 23 mai 1886 et a été vendue le 23 janvier 1887 à Madame veuve Boulanger. Seul, le portail subsiste aujourd’hui au 2, chemin de l’ancienne école.
18 recteurs ou maître d’école ont enseigné dans l’ancienne école a partir de 1709, année d’entrée en fonction de Vincent Surgis, le premier dont nous connaissons le nom, et 19 dans la nouvelle.

A noter qu’au XVIIe siècle, la nomination du clerc appartenait exclusivement au curé assisté par la suite des douze principaux paroissiens au sens de contribuables et ce en application de l’Arrêt de la Cour du 31 mars 1760.
La rémunération était de 125 livres assurée par prélèvement sur les revenus des legs des curés Bernard et Lestourmy.
Voici d’ailleurs copie d’une modèle de reçu :
"J’ai soussigné Germain Legendre, maître d’école de Maudétour, reconnais avoir reçu du sieur Jean Baptsiste Trognon, trésorier du revenu des "filles de Maudétour", la somme de trente et une livres cinq sols pour trois moi de mon service, dont septembre, octobre, novembre 1765.

L’école a toujours été constituée d’une seule classe mixte, tous niveaux jusqu’au certificat d’études primaires. Pendant plus de deux siècles, les Maldestoriens ont confié le poste de maître d’école à des hommes, Mme Hofmann ayant été la première maîtresse d’école en 1919, succédant à vingt deux hommes.

Les filles bénéficiaient d’un enseignement complémentaire assuré par la "maîtresse des travaux à l’aiguille".

En 1982, l’effectif était ramené à sept élève, quatre en première, trois en classe enfantine, le nombre minimum étant fixé à neuf par l’inspection d’Académie pour le maintien de l’école.
L’école n’a été maintenue ouverte qu’en fonction de l’ensemble pavillonnaire du "Clos Breton", mais il n’en a rien été, les parents ayant pris le soin d’inscrire leurs enfants dans les écoles des communes voisines, surtout à Genainville.

Vincent Baldovini, instituteur pendant vingt ans, en parfaite concordance de vues avec le conseil municipal, enseignant très apprécié avait milité pour une répartition des classes par niveaux dans le villages des alentours, Maudétour en Vexin devant accueillir une maternelle.

Malheureusement, ce projet n’a pas about, et la dernière année scolaire a été l’année 1983-1984.

La caisse des écoles créée le 13 mai 1883 n’avait donc plus de raison d’être.

On se souviendra de son but défini par l’article 1 de ses statuts :
"Elle a pour but de faciliter la fréquentation des classes par des récompenses sous forme de livres utiles et de livrets de caisse d’épargne aux élèves les plus appliqués et par des secours aux élèves indigents ou peu aidés, soit en leur donnant des livres et fournitures, de classe qu’ils ne pourraient se procurer, soit en leur distribuant des vêtements et des chaussures et pendant l’hiver des vêtements chauds".

La salle de classe est alors devenue la salle de réunion du conseil municipal, d’assemblée générale du Foyer rural, salle des mariages ou encore bureau de vote, d’où l’ouverture d’un portail d’honneur en septembre 2004 dans le mur de l’ancienne cour de récréation.